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Ce sont les estampes
chinoises de paysages avec leurs atmosphères
ténébreuses empreintes de solitude, suggérant
la contemplation qui m&rsquoont données l'envie
de m'attaquer à une histoire dans des décors
comparables, racontant la quête d'un géomancien
à la recherche illusoire d'un « bon
endroit » définitif. Le ton de cette
dérive n'est malgré tout pas aussi sérieux que
ça, n'ayant pu m'empêcher de glisser ça et là
des passages à grand renfort de vannes foireuses,
mais&hellip assumées. Euh...Quoi que... A noter que le titre est
emprunté à une histoire courte d'Olivier Josso,
laquelle fait maintenant partie de son recueil « Douce
Confusion » paru chez
Ego Comme X
en 2002.
« Des
vaches qui rient.
L'écriture automatique est-elle
soluble dans la bande dessinée ? C'est
la question que semble soulever cet album, tant
il paraît avoir été conçu à la manière de
certains textes surréalistes, par collage ou
superposition d'images ou de sensations
que l'on croirait surgies de l'inconscient.
C'est une manière de méditation
graphique- graphisme à l'image de l'album,
libre de toute contrainte- par association d'idées
qui prend prétexte à des vagabondages d'un
personnage de géomancien chinois, Tchang-Pou,
des interlocuteurs et des petites guerres locales
dont il croise la route, pour aborder quelques
thèmes existentiels de première importance,
comme la course des nuages, la pulsion ou l'aptitude
à devenir un paysage. Il y est aussi question,
incidemment, de vaches qui rient et de la couleur
de l'oncle Bens, comme quoi on peut
faire dans le concept sans pour autant se prendre
la tête. »
Nicolas Finet dans A Suivre,
août 1997.
« Voilà une bien curieuse BD qui regorge d'une
richesse de ton, de situation et d'un
graphisme absolument incroyables. Vanoli adopte
en effet un trait bien particulier pour décrire
ces paysages de la chine moyenâgeuse, un trait
qui flotte quelque part entre la vision
collective et une interprétation
personnelle poétique et envoûtante. Le
découpage fiat la part belle aux planches d'ne
pleine page alternées avec des planches
révélant les combinaisons originales du noir,
du blanc et du gris. De même les planches de
bataille dans la plus pure tradition mongole s'articulent
autour du récit au ton contemplatif à travers
des décors somptueux. Avec une palette riche de
teintes et de nuances malgré l'absence
de couleur, Vanoli utilise en outre plusieurs
techniques qui donnent un album au graphisme
étonnant.
Le scénario n'a rien de conventionnel,
il ressemble plus à une histoire écrite au fil
de l'eau qu'à un récit
construit et mûrement travaillé avant la
version finale. Les personnages principaux
semblent réels, et le véritable tour de force
de l'auteur est de nous faire entrer si
profondément dans l'histoire avec un
dessin si original et un ton si résolument
décalé. Car le ton de cet album n'est
certes pas l'élément le moins atypique
de la BD. Volontairement à contre-courant de l'histoire,
des décors et des personnages de l'histoire,
Vanoli adopte un humour truculent et décalé,
avec des dialogues brillants et lumineux.
A la fois road-movie atypique, conte zen et
récit existentiel, le Bon Endroit m'a
littéralement transporté, ému, fait rêver,
bref, il m'a subjugué. Les amateurs de
l'exercice apprécieront forcément,
mais on ne lit pas un tel album entre midi et
deux dans les rayons d'une librairie en
mangeant son jambon-beurre. Vanoli, ça se
mérite, ça se déguste, ça se lit et ça se
relit avec un bonheur égal. »
Oslonovitch sur bulledair.com
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livre épuisé,
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